À la découverte des "mangas" chinois et coréens : un manhua et quelques manhwas (2ème partie)

Publié le par Lael Marguerite

Voilà la suite de ma découverte, je vous emmène une nouvelle fois en Corée ! Précédent article 

Salitai, par Noh Mi-Young

Publication : Ce manhua n'a eu que deux tomes en Français avant d'être arrêté chez nous :/ 11 tomes en VO 

Historique, fantastique, 2000

À la découverte des "mangas" chinois et coréens : un manhua et quelques manhwas (2ème partie)
À la découverte des "mangas" chinois et coréens : un manhua et quelques manhwas (2ème partie)

Moon-Bin, un jeune lycéen de notre époque, est hanté par une femme mystérieuse dans ses cauchemars. Mais surtout il se retrouve parfois parachuté à l’époque Koryo (la Corée ancienne), en 1230 ! Ces visions semblent si réelles... jusqu'au jour où tout bascule définitivement, il sombre dans le coma, et se réveille dans le passé où on le connait sous le nom de Kim Sa Kyoung.

Ce manhwa est très chouette ! Coté histoire la navigation entre les deux époques est réussie, on a vraiment la sensation d'être dans la peau du personnage, qui en un pas se retrouve sans comprendre dans le passé, et inversement. L'aspect fantastique est plutôt bien géré aussi, sous forme de cauchemar, de fantôme, de légende. C'est une série subtile et c'est appréciable. Parfois les deux époques se mélangent, comme s'il existait une zone floue entre les deux, mais la narration reste parfaitement claire. Le manhwa aborde aussi avec lucidité la détresse d'un ado délaissé par ses parents, qui découvre brusquement des parents à la fois chaleureux et ferme dans le passé.  Une trame commence à se dessiner vers la fin du premier tome avec la menace mongole et une vision ensanglantée... le volume suggère aussi une explication de son étrange voyage dans le temps dès le début, donc on est pas trop frustré de ne pas avoir l'explication finale.

passé et présent se mélangent

passé et présent se mélangent

Côté dessin, le trait est proche du réalisme, voir par exemple les visages des parents de Kyoung. L'ennui c'est que l'auteur veut à tout prix casser des "grands yeux mangas" et ça ne colle pas. Cela donne au personnage principal un visage assez loupé je trouve. Heureusement le style s'affine au fil des pages pour quelque chose de plus équilibré. Il reste encore l'effet serpillère de ses cheveux mdr. D'ailleurs le temps d'une case dans le Tome 2, l'auteur casse le quatrième mur, en faisant dire à son personnage "magnifique, je comprends que l'auteur ai du mal avec les décors", et une petite bulle rajoute "dessiner tes cheveux c'est pire" ! mdr. Bref la qualité du dessin est fluctuante et j'ai eu du mal à accrocher, il y a quelque chose d'expérimental, de pas abouti. Cela dit ça change des mangas très standarisés japonais !

(mais mdr les yeux sur la dernière planche à droite)
(mais mdr les yeux sur la dernière planche à droite)
(mais mdr les yeux sur la dernière planche à droite)

(mais mdr les yeux sur la dernière planche à droite)

On partage les sentiments du personnage qui craint de devenir fou, flippe avec ses visions d'une femme aux cheveux long (qui m'a fait flipper aussi lol, le dessin devient très noir avec un effet fusain sur ces passages), et se demande comment réagir face à sa situation. Il y a un peu d'humour en mode fanservice japonais "oh une fille dévêtue" et on se demande un peu ce que ça vient faire là. Et puis la situation politique du passé rattrape le héros : alors qu'il découvre avec émoi une autre façon d'envisager les rapports parents/enfant les mongols cherchent la guerre et son père doit partir.

À la découverte des "mangas" chinois et coréens : un manhua et quelques manhwas (2ème partie)

Le deuxième tome est beaucoup plus orienté action, les combats sont globalement assez lisible et le dessin gagne en équilibre et maturité. On découvre alors "salitai" : c'est un général mongol.

sur la page de droite vous pouvez voir Salitai, ainsi que le trait façon fusain que l'auteur prend parfois.

sur la page de droite vous pouvez voir Salitai, ainsi que le trait façon fusain que l'auteur prend parfois.

Salitai est un manhwa surprenant. J'ai eu un coup de coeur pour le premier tome, avec sa façon de narrer un voyage dans le temps et le fait que l'on rentre bien dans la tête et le coeur du héros. Le personnage de la mongole m'a aussi beaucoup plu d'emblée avec son caractère de battante. Je suis moins rentrée dans le trip sur le deuxième tome, peut-être à cause de l'action un peu trop stéréotypée et à l'évidence dans la rencontre entre les deux personnages.

En tout cas si les dessins sont un peu trop expérimentaux à mon goût, je retiens surtout du titre l'émotion dégagée, particulièrement dans le premier tome, et concernant la relation parents/enfant. Je vous invite à faire l'acquisition du premier tome pour son histoire, même si c'est un brin frustrant de ne pas avoir la suite.

3,5/5

Little queen, par Kim Yeon-Joo

Publication : 6 tomes sur 8

romance, fantastique et action, 2003

À la découverte des "mangas" chinois et coréens : un manhua et quelques manhwas (2ème partie)
À la découverte des "mangas" chinois et coréens : un manhua et quelques manhwas (2ème partie)
À la découverte des "mangas" chinois et coréens : un manhua et quelques manhwas (2ème partie)

June est une candidate pour être la Reine de la lumière, mais elle n'en fait qu'à sa tête. Sa rivale Lucia, s'intéresse un peu trop près à Sezru, un garçon qui a grandit avec June. Jalouse, elle décide de toute faire pour devenir Reine, quitte à aller dans le château du prince au bois dormant...

Voilà une série dont je serais bien en peine de vous parler plus avant de l'histoire. Car ce manhwa nous présente une sorte d'école un peu particulière, et mise sur l'humour avec les facéties de June qui n'a aucunement les bonnes manières que devrait avoir la future Reine.

À la découverte des "mangas" chinois et coréens : un manhua et quelques manhwas (2ème partie)
À la découverte des "mangas" chinois et coréens : un manhua et quelques manhwas (2ème partie)

Au milieu de cela, il y a tout un tas d'énigmes et de flash-back mélancoliques sur le passé des personnages, et franchement, c'est compliqué de s'y retrouver. Après avoir lu trois tomes, et entre-aperçu le 6ème, je peux juste dire ce manhwa présente un inspiration religieuse  catholique, et reprend d'une façon déformé le traditionnel combat entre le bien et le mal. Mais je suis incapable d'expliquer cela mieux, parce que c'est vraiment confus !

l'inspiration catholique et ses cathédrales

l'inspiration catholique et ses cathédrales

Il y a aussi des combats, plutôt dynamiques. En effet ils s'entraînent à l'épée, puis l'histoire avançant ils en auront besoin.

À la découverte des "mangas" chinois et coréens : un manhua et quelques manhwas (2ème partie)
À la découverte des "mangas" chinois et coréens : un manhua et quelques manhwas (2ème partie)

Ce que je retiendrais, et c'est souvent le cas des manhwa, c'est l'image. Pour être exact le soucis de détails des coiffures est assez ahurissant (rien qu'à voir les couvertures ça se comprend). Après la réinterprétation des uniformes façon catholiques fantaisistes, bon je n'ai pas accroché.

En conclusion je ne vais pas le conseiller, surtout parce qu'on ne comprend pas grand chose à l'histoire, d'autant qu'encore une fois, on ne saura jamais la fin de l'intrigue. Mais les couvertures font partis de mes coup de coeur graphiques !

2/5

la coupe de cheveux de Sezru est par contre assez déroutante, avec son serre-tête c'est pas très masculin je trouve

la coupe de cheveux de Sezru est par contre assez déroutante, avec son serre-tête c'est pas très masculin je trouve

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