[lecture SFFF] Le Melkine d'Olivier Paquet

Publié le par Marguerite

Le Melkine Tome 1, Olivier Paquet

SF- space opéra, 2012 chez L'Atalante - l'intégrale avec les trois tomes est sortie cette année.

[lecture SFFF] Le Melkine d'Olivier Paquet

Résumé éditeur : Depuis trois cents ans le navire-école Melkine parcourt la Galaxie, solitaire et vénéré, son algorithme de positionnement tenu secret. La guerre que lui a déclaré Azuréa, la très médiatique dirigeante de la Fréquence Banquise, met sa pédagogie et son idéal d’évolution de l’humanité en péril. D’autant que ses élèves ne peuvent être insensibles à un message en apparence si proche de celui qu’on leur enseigne…

Mon avis : Aïe. Autant le dire tout de suite, je n'ai pas du tout accroché et la critique va être salée, désolé. Pourtant le thème d'un vaisseau-école me plaisait bien, mais à part le style qui coulait plutôt bien, rien ne m'a plu.

A commencer par l'univers : j'ai trouvé plutôt absurde le principe de conditionnement culturel, effectué par une programmation neuronale avant la naissance. p238 on voit bien que ce n'est pas un système viable, avec une planète qui se meurt : "on ne peut vivre sur la préservation, sans création" est-il dit. Mais alors pourquoi ce conditionnement a été fait à la base et par qui ? Un truc m'échappe. Cette thématique du conditionnement, on en avale à toutes les pages : ce tome radote à l'infini sur ce thème, et pourtant j'ai l'impression de ne rien en avoir appris (et compris).

On en vient au deuxième point noir : je pourrais résumer l'action de cet épais roman à quelques lignes, il ne se passe rien, on est dans des dialogues bavards et intellectuels, avec beaucoup de passages descriptifs dont je n'ai pas vu l'intérêt (le cirque ?). Mais bon je suis passé à côté, c'est sans doute plus parlant pour quelqu'un qui comprend et se passionne pour ce conditionnement culturel. Mais moi ben je me suis ennuyée, tout juste dépaysée par quelques petits éléments pour avoir envie de savoir si ça allait démarrer à un moment ou un autre.

Je n'ai pas accroché non plus aux personnages. D'autant que la bande d'ados, soi-disant mature, mais qui vont espionner les filles qui se changent, non quoi ! J'espère bien que ce genre de comportement non-respectueux n'existera plus dans le futur, et dire que les personnages sont matures tout en faisant ça c'est presque l'approuver.

Enfin un tic d'écriture m'a agacé, me sortant systématiquement du récit : celui de dire, le temps d'une phrase, ce que vivra le personnage des années plus tard. D'ailleurs, de manière générale le récit à tendance à ne pas être assez allusif et en dire trop sur la suite des évènements.

En conclusion, je n'ai pas compris ce qu'a voulu dire Paquet à propos de la culture, et à partir de là son univers et ses enjeux m'ont été hermétiques, renforcé par des personnages qui ne m'ont pas intéressé. Ce qui m'a le plus plu du bouquin, c'est la planète du premier chapitre avec une vision extrémiste des réseaux.

J'étais d'autant plus déçue que j'ai bien aimé la nouvelle du même univers parue dans "Dimension univers".

Je lirais quand même "les machines fantômes" que j'ai dans ma PAL car je pense que le thème me parlera bien plus.

Et bien sûr il ne s'agit que de mon avis subjectif, alors lisez le pour vous faire votre propre opinion !

-pas de note-

Autres critiques (positives) chez blog-o-livre ou sur la page de Babelio dédié.

ps : si vous vous demandez pourquoi je l'ai fini quand même, c'est par quelques petits détails qui m'ont donné envie de savoir si le récit allait s'envoler, et aussi, parce qu'en tant qu'autrice j'aime analyser ce qui, dans ma vision purement subjective ça s'entend, marche ou ne marche pas. Par exemple mon ressenti de lectrice vis à vis de son "tic d'écriture" me fait dire que je n'ai pas envie de faire de même dans mes textes.

Publié dans livres et films SFFF

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