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  • Lael
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  • Femme, 24 ans. J'aime la SF et la Fantasy, Star Trek, Stargate, le pop-rock, l'écriture, la lecture, dessiner, peindre... et tout ce qu'on peut qualifier de "bidouillage artistique" sur l'ordi. Et les animaux (j'ai un chien... et deux poules !)

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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 16:39

Roman Star Trek The Original Series

Auteur : james Blish

Fleuve noir n°3


SpockDoitMourirMini.jpg

 

Plusieurs mois après que les klingons et la Fédération ont été forcés, à cause des Organiens, d'instaurer un cessez-le-feu (épisode "les arbitres du cosmos" 1x26) les klingons attaquent subitement. L'Enterprise est bien loin du front, et se dit qu'il n'y a qu'une chose à faire : retourner sur Organia pour comprendre pourquoi ceux ci laissent faire les klingons. Voulant pour l'occasion tester une téléportation à longue distance, l'expérience échoue... et DEUX Spock se retrouvent dans le téléporteur !

 

M'a fois j'en sort pas très convaincu. Il est correct, sans plus. Il me fait l'effet d'une fanfics de niveau moyen, rien d'exceptionnel, mais pas de très mauvais non plus, juste "classique", sans grand intérêt. 

 

image7.jpg

A son crédit, l'univers Star Trek est très bien respecté, les allusions sont nombreuses et certaines répliquent sonnent bien, dans la bouche de Mc Coy ou Scotty plus particulièrement (perso j'ai apprécié le "je suis médecin pas sorcier" c'est plus à mes yeux un clin d'oeil, et puis ça va tellement bien au personnage). Mais ça reste fade. Quand à l'intérêt tout relatif du conflit de conscience lié à l'utilisation du téléporteur, ça part en deux-trois discussions techniques impossibles à suivre... et la question finalement essentielle n'est pas posée : a t'on le droit de détruire son double ?

 

Finalement la seule bonne surprise de ce roman c'est l'utilisation intelligente de Uhura ! Bien que ces talents linguistiques sont poussés dans un tel extrême qu'elle fait un peu super-héroïne...

 

Comme dit Spocky dans sa critique ce livre suit les mêmes schémas qu'un épisode de la série. Mais je trouve ça plutôt bien, c'est pas original certes mais ça fait bien "ambiance TOS". En fait c'est sur l'histoire elle même que ça pêche sérieusement. Et sur la forme qui manque un peu de.... de "plus" quoi. Plus de kitsch, plus de peps. Par exemple il nous cite des animaux fantastiques d'autres mondes, il aurait été bon d'avoir des descriptions humoristiques de ceux ci. Bon sans aller dans le Pratchett mais quelque chose de plus frais, pétillant, de moins formel. Comme dans la fanfics TOS que j'ai écris quoi  Tiens d'ailleurs faut que je pense à la mettre en ligne ici.

 

Quoi dire d'autre si ce n'est une fin relativement acadabrantesque. Dans l'esprit de la série, oui. Mais crédibilité... Spoiler : Les organiens, non-interventionnistes, décident d'interdire la guerre aux klingons ! Même partiellement, c'est n'importe quoi... Scotty qui a besoin de matériels, avec des organiens soudain incapable de lui fournir ce qu'il veut, alors qu'ils créent un village, l'animation de toute une planète, juste par la pensée ! L'organien qui a besoin de Kor pour connaître la planète-mère des klingon, alors que dans l'épisode original il dit être positionné, en esprit, au dessus des planètes-mère klingons et humaine ! (Bon à part ce détail l'épisode est très bien respecté, soyons honnête).

 

Ah oui et jai pas du tout adhéré à la grande abération de ce roman : que cela se passe sur plusieurs mois. Non seulement on ne sent pas le temps passer, mais que "spock 1" s'enferme pendant des mois c'est lamentable.

 

Bref y'avais peut être de quoi faire un bon trip avec les deux Spock, mais James Blish loupe le coche à mes yeux. A vouloir suivre trop formellement la série, il nous pond quelque chose d'essentiellement ennuyeux. Un peu comme un rapport interminable... et certains détails, comme le fait que cela se passe sur des mois et des mois, m'ont fait vraiment grincer des dents.

 

Citations pour finir  :

 

"mon existence -réplique le Spock double- est la correction fortuite, mais necessaire, d'un brouillon hautement imparfait. Ce sont les notes prises à la hâte qui doivent disparaître, non le texte définitif"

 

Scotty : "ce n'est pas la première fois que je rêve de passer un bon savon au petit génie qui a dessiné nos uniformes en oubliant les poches !"

 

53453866

  Ma note est de 2/5

 

  Lu en partenariat avec Spocky : sa critique

  Autre avis sur la blogosphère : the Busar

Par Lael - Publié dans : star trek - Communauté : Serie TV Alliance
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Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 01:16

torchwood-episode-301-enfants-terre-15-L-1-175x130.jpeg Une saison 3 de Torchwood qui a un format tout  particulier : 5 épisodes, une seule histoire. Comme  pour le Docteur Who saison donc toute particulière (le bon docteur nous livrant quand à lui quelques épisodes spéciaux pour faire la transition avec le nouvel acteur qui incarnera le doc dans la saison 5. "planet of the death" a été diffusé sur France 4, les autres devraient suivre). Bref revenons à Torchwood. Quand tout les enfants de la Terre s'arrêtent, et se mettent à scander les mêmes phrases à l'unisson, Jack et ses amis sont sur le coup. L'ennui, c'est que le gouvernement à ses raisons d'ettouffer l'affaire... et cherchent à détruire Torchwood !


19130517.jpg

Torchwood fait partie de ces séries qui m'accrochent, mais en même temps me font fuir. Que je m'explique : j'ai adoré le Docteur, j'ai donc naturellement suivis son spin-off. Mais le côté sombre, pessimiste, des deux séries et peut être encore plus pour Torchwood, me met franchement mal à l'aise. Pour être dans le drame ils y vont (enfin moins que le Battlestar que j'ai jamais pu supporter à cause de ça) et associent ça avec cet espèce de haussement d'épaule, rien n'est grave la vie et belle... Bon ben voilà quoi j'ai toujours trouvé ça très space. Le personnage de Jack est vraiment là, entre deux chaises, un "gentil" mais avec des facettes assez sombres (pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, cette saison est explosive à ce niveau). Pas facile en même temps d'être immortel, et on voit bien les implications que ça a. Comme le Docteur, il partage cette solitude, cette impression qu'il amène la mort autour de lui. Le fait qu'il a beau être immortel, il ne peut pas sauver tout le monde...

C'est aussi le genre de série qui accroche : le suspens est souvent dense, y'a de l'action, de la vie, du rythme et une bonne dose de folie. Et comme avec le Docteur, j'aime souvent les intrigues, les extra-terrestres présentés à la sauce déjantée. Le paradoxe, côté personnage, c'est que même si leur psychologie dérange, ben zut,  ils n'en semblent que plus vrai. On est pas dans du formatage, du lisse, et ça a ses bons côtés. Reste que c'est souvent poussés trop loin, au point que c'est presque des personnages issus de l'univers malade -mais brillant- d'un certain K Dick. Comme pour les personnages de ce grand auteur de SF, on vire vite au cauchemar.

 

Revenons donc à cette saison. On peut pas dire qu'elle soit franchement réussie : beaucoup, tellement de longueurs... ça casse le rythme. Les enfants qui scandent les mêmes mots, scène répétée pendant les cinq épisodes... ça va cinq minutes, après ça devient vraiment pénible. Quand aux effets spéciaux, ils sont hypra-limité, alors ok on s'attache plus aux personnages, au huit-clos étouffant. Mais quitte à vouloir nous bluffer avec cette saison, autant le faire correctement. Parce que le côté exhibitionniste de mettre du nu et du gore fait clairement "on veut attirer des spectateurs", on peut pas vraiment dire que ça soit indispensable à l'histoire.

Côté histoire justement, si on passe les inepties du scenario qui font que l'équipe se retrouve vraiment très réduite pour combattre alors qu'il y avait tant de possibilités pour rameuter des guests (le Docteur bien sûr mais il y a Martha, qu'on nous dit partie en lune de miel ! Et les autres que l'on voit à la fin de la saison 4 du Docteur, dans une grande réunion de famille qui a donné un superbe final), bref, donc si on passe ces idioties, le scénario est lent, poussif, et pas franchement à rebondissements.

 

Bon mais y'a quand même des bons côtés. La relation entre le gouvernement et les ET, et les coulisses du pouvoir, bien que très longués, sont très intéressants. Le premier ministre place un pauvre gars, mis en avant pour essuyer les plâtres, et on suit la longue descente aux enfers de cet homme. Saisissant. Tout comme de voir les élus céder aux chantages des ET, presque sans avoir de scrupules. La seule chose qui leur fait peur, c'est que leur propre intérêt en pâtisse : soit dans leur popularité, soit que leurs enfants soient victimes. Mais si c'est l'enfant d'un autre, encore plus s'il s'agit d'un enfant défavorisé... on fait le bon choix pour la nation ! Réaliste. Effarant. Comme dit Gwen à la fin, voyant à quel point le gouvernement est lâche, on peut comprendre que parfois le Docteur n'ai pas envie de se décarcasser pour sauver ces personnes là.

Bien que les ET manquent de développement (quoi que, dans la réalité ça m'étonnerais fort que les ET nous donnent un résumé de qui ils sont, d'où ils viennent, où ils vont !) j'ai apprécié les longues séquences de "dialogues" entre l'ambassadeur anglais et l'ET. Flippant et intriguant.

torchwood_grand.jpgEt puis surtout, l'intérêt c'est un vrai développement des personnages. On entre dans leur vie intime, loin du boulot. J'ai adoré le beau-frère de Ianto, un "beauf", une vrai gueule mais au grand coeur. Le genre de mec pour qui "tafiole" est affectueux. En deux coups de pinceaux, le personnage est crédible, présent, intéressant. Bravo. (pareil l'ami de Gwen dans la police est un personnage super, et nous le fait sentir en deux secondes. Brillant) Les autres membres de leurs familles ? Ben je les ai trouvé fade, mais ils ont le mérite d'être là. Je passe sur la fin, hallucinante mais collant très bien avec le personnage de Jack : sa fille lui donne le beau rôle alors qu'ils sont en froid. Et coup du destin, il se voit forcé de la "trahir" pour le bien de tous (illustration magistrale du dilemme du un contre un million, que faire ? Ce que personnellement je trouve terrible c'est que le "un" en question n'ai pas eu son mot à dire)

Et que dire de la relation Jack / Ianto si ce n'est que c'est un couple homosexuel qui passe super bien à l'écran. Pas de superflu, ça fait juste crédible, et c'est chouette. Presque plus que Gwen et Ryse, bien que c'est touchant de voir comment il est prêt à tout pour elle, tout en restant très 'terre à terre'. 

Enfin je ne peux parler personnage sans évoquer la "méchante", une soldate sans pitié, mais qui avant tout fait tout ce qu'elle croit juste pour sa patrie. Une mentalité de soldat, qui a besoin d'ordres pour agir, mais qui sait penser aussi. Un personnage réussis, charismatique.

 

Pour finir, impossible de ne pas évoquer le vrai abbattement qui saisis Torchwood : pourchassés, meurtris dans leur corps et dans leur âme, il se sentent tellement dépassés par les ET qu'ils abandonnent. Du jamais vu ! Heureusement que leur famille est là pour les secouer. J'aime bien ce revers de la médaille. Encore une fois ils n'en font que plus crédible.

Ils se passe mine de rien de vrais bouleversements, et c'est ce que j'aime -tout en le redoutant- dans ce genre de série : ils osent aller loin, très loin (trop loin parfois).

 

Donc au final une saison qui se regarde, mais plus pour savoir comment évolue la série qu'autre chose, et pour les personnages. Pour une analyse en détail je vous conseille "analyses en séries" : mais attention aux spoilers !

 

Et pour ceux qui ont vu la saison, attention méga big spoiler (surlignez pour lire)

J'suis trop dégouté qu'ils aient tués Ianto, de manière assez idiote en plus, histoire de changer. Rah c'était chouette sa relation avec Jack, et puis c'était un perso qui méritaient d'être mieux developpé. Zut il me manquera. En plus je vois pas pourquoi Jack a pu faire revivre Owen, et pas lui ! Paix à ton âme Ianto Jones...

(note : au vu de l'énormité du spoiler, si vous voulez commenter sa mort prière de préciser "spoiler" pour ceux qui n'ont pas vu cette saison).

Par Lael - Publié dans : films / series TV divers - Communauté : Serie TV Alliance
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 18:45

Bien le bonjour a tous

 

je pars en vacance demain, sans internet. Je ne sais pas quand je reviens lol Normalement dans une semaine ou deux.

 

Néanmoins le blog ne sera pas totalement inactif pour autant, je suis une coquine hi hi : j'ai mis deux-trois articles à publier pendant mon absence !

 

Donc restez à l'écoute, et on se retrouve à la rentrée !

Et faîtes pas de bêtises hein... le dragon de la taverne veille...

Une astuce s'il est de mauvais poil : donnez lui une glace (à la banane de préférence) Dragon-202.gif

Par Lael - Publié dans : news / Mises A Jour
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Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 18:06

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Les déchets magiques de l'université de l'invisible ont transformé le chat maurice et les rats des environs en créatures super intelligentes, dotées de parole et d'une conscience du monde très aiguë.

Maurice est devenu le roi de l'arnaque. avec sa bande de rats, il parcourt les cités qu'il pille joyeusement en simulant des invasions, grâce à un complice benêt, le joueur de flûte. Mais arrivés à bad igoince, la petite bande tombe sur un os. un village sans rats où vivent pourtant des chasseurs de rats, voilà qui est étrange. voire carrément malsain...

 

Un roman où encore une fois, Pratchett démontre son talent de conteur, et le fait avec intelligence. Non seulement c'est drôle, mais c'est passionnant. Et à part le passage vers la fin où nos héros rejoignent le roi des rats, le récit ne souffre pas de temps mort.

 

C'est la première partie qui m'a plus particulièrement passionnée : comment des rats changent leur mode de vie parce que penser, c'est évoluer. Incroyable tout ce que cela implique pour eux. Ils réfléchissent à tout un tas de questions qui n'avaient pas lieux d'être avant, quand ils étaient dirigés par leurs instinct. L'individu, la société, l'écriture, la mémoire, la mort... Ce n'est malheureusement plus très frais dans mon esprit, donc je ne puis donner plus de détails, mais c'est vraiment très riches.

L'impact sur le chat aussi, Maurice, le personne le plus chouette du roman (avec les rats). Comment son égo en prend un coup. Les chats c'est égoïste... mais maintenant, il pense aussi aux autres, il s'inquiète -malgré lui- du sort des rats. Alors, est il encore un chat ? Voilà ça c'est du Pratchett tout craché, et j'adore ce genre de réflexion. Et puis le fait que Maurice décide de ne plus manger de rats "parlants", vu qu'il admet que ce sont des êtres vivants... vous imaginez vous, si votre steak se mettait à crier "non ne me mange pas" ?

 

Autre composante essentielle du récit, les contes, le joueur de flûte de Hamelin en tout premier lieu bien sûr (Pour plus d'infos je vous invite à voir la page wiki). Mais plus que ça, il y a toute une mise en abîme avec un personnage qui ne manque aussi pas d'attrait, une certaine Malicia qui dans la famille... zut je sais plus, ses tantes je crois... bref, c'est l'équivalent Pratchett des frères Grimm. Forcément la petite, élevée au biberon des contes, à quelque peu du mal avec la notion de "réalité". Elle croit que tout se passe comme dans les contes... Pratchett arrive à la fois à se moquer des contes, et à déjouer tout les pronostics : son histoire ne tombe pas dans les clichés auxquels s'attend Malicia, mais reste dans le domaine du conte ! C'est inracontable, mais fichtrement bien écrit, un vrai plaisir.

Malicia donc, vit sa vie comme un conte, contrairement à son père le maire, un terrien qui en a marre des fantaisies de la fille (ce qui ne l'empêche pas de rêver en secret).Alors vous pensez bien que quand il y a VRAIMENT des rats qui parlent qui débarquent... ça donne tout un tas de situations cocasse, et ça Pratchett sait bien le faire : mélanger ce côté à la fois terre-à-terre, et rêveur. ça me rappelle tout à fait mémé Ciredutemps et Magrat Goussedail (des sorcières du Disque Monde).

 

Bon mais y'a quand même des moins, tout n'est pas tout rose. Je n'ai pas aimé le côté "descente aux enfers" avec le roi des rats. C'est presque glauque. Jouer sur la peur, tout en gardant ce ton ironique et décalé... ça ne le fait pas, à mes yeux. C'est d'ailleurs une sorte de double-ressenti que j'ai aussi dans certains passages du Disque-Monde assez noir. On peut pas à la fois avoir peur et rire, et ça va pas vraiment ensemble...

La note aussi est triste pour les rats (les vrais). Difficile de ne pas tomber en empathie, de ne pas sentir la cruauté des humain à leur égard. Et comme il dit bien à la fin, des humains peuvent venir voir des rats faire des spectacles, se distraire et être ravis. Une fois qu'ils rentreront chez eux, ils poseront des souricières et du poison comme si de rien n'était... C'est ça l'Homme. Et c'est moche.

 

Peut être moins fantaisiste, moins burlesque que les annales du Disque Monde proprement dites, Maurice et ses rongeurs possède tout de même pas mal de moments en or, et des réflexions qui peuvent difficilement laisser de marbre.

Si après ce livre vous mettez de la mort aux rats, c'est que vous n'avez vraiment rien compris... ou que l'Homme ne peut décidément pas dépasser son instinct de chasseur, pour ne pas dire, de meurtrier.

Pourtant Maurice lui, l'a fait. Mais ce n'est qu'un conte... n'est ce pas ?

 

4/5

 

Autres critiques : traqueur-stellaire, Olya

Par Lael - Publié dans : Planet SF : livres et films SFFF - Communauté : La Tortue se meut
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Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 01:34

Titre anglais : Errand of Mercy

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L'Enterprise se rend sur Organia pour une mission délicate. En effet, les klingons et la Fédération viennent de se déclarer la guerre, et cette planète est on ne peut plus stratégique pour les deux camps. Mais les Organiens ne vont pas rendre la tâche facile...

 

C'est un épisode que j'aime particulièrement, peut être pas le meilleur (quoi que ?) mais l'un des meilleur de la série originale.

Déjà parce qu'il n'a pas les temps morts habituels (en tout cas moins), parce qu'il met Kirk et Spock dans une situation délicate, loin de l'Enterprise. Mais surtout pour les thèmes et la réflexion abordée : le refus de la dictature, la non-violence, le respect et la comprehension entre différentes civilisations...  

A noter que pour une fois, presque la seule je crois dans TOS, la Fédération et le comportement de Kirk sont remis en question.   

 

Presque tout les dialogues sont à savourer.

Ma note est donc de 10/10

 

(Je l'ai revu dans le cadre de ma lecture "spock doit mourir", qui fait suite à cet épisode. Article à venir)

 

 Attention spoiler :

 

Cet épisode démontre bien que l'on juge bien trop vite un peuple sur sa culture, son évolution technologique et ... en un mot son apparence. Un peuple qui n'a pas évolué selon nos critères n'est pas pour autant démunis, arriéré et fragile au point que l'on doit le protéger même contre sa volonté.


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Kirk parle aux Organiens comme à des enfants qui ne voient pas que la flamme brûle. Alors que, pour ce peuple, la flamme ne les brûle pas. L'ignorance, le manque de compréhension et de tolérance de Kirk fait que c'est lui l'enfant... tellement persuadé d'avoir raison qu'il n'écoute pas ses interlocuteurs. Pire, il finit par les dénigrer, par dire qu'ils ne méritent pas son estime et son sacrifice... Même Spock estime que la violence est nécessaire dans ce cas là, bien qu'il se montre plus réservé que son capitaine.

 

Au final, Kirk et le klingon sont comme des enfants qui se chamaillent, et les Organiens viennent jouer les parents avant que cela ne dégénère trop. Marrant de voir comment Kirk et Kor réclament le droit de combattre, et en veulent aux organiens de les empêcher de s’étriper.

Ce qui est un bien/danger pour quelqu'un n'est pas forcément un bien/danger pour l'autre, voilà la grande leçon de cette histoire. On ne peut pas juger un peuple sur nos propres critères. On doit se montrer ouvert à ce qu'il y ai d'autres possibilités.

 

A part ça, j'ai bien aimé le personnage de Kor. Marrant de voir que le klingon estime Kirk comme un adversaire de valeur. Et bien sûr, l'épisode est important parce que c'est la première fois que l'on voit les klingons (qui n'ont rien des "figures bestiales" que l'on verra plus tard dans les films et TNG)

 

Morceaux choisis :

 

Kor : « vous avez réussis à parvenir si loin malgré mes gardes »

Spock : « Je crains que vous ne découvriez que plusieurs d’entre eux ne sont plus en parfaite condition physique »

 

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Kirk : « (…) nous avons le droit… »

Organien : « de faire la guerre capitaine ? de tuer des millions d’innocentes populations ? de détruire la vie à l’échelle des planètes ? et c’est ce que vous défendez ? »

Kirk : « eh bien personne ne veut la guerre… mais il y a des devoirs à remplir. Les peuples ont le droit de disposez d’eux même. Et éventuellement nous… »

Organien : « éventuellement vous feriez la paix, mais seulement après que des millions de pauvres gens soient morts… en vérité dans le futur vous et les klingons allez devenir des peuples amis et bâtir ensemble »

Kor : « jamais ! »

note : et pourtant si

 

Spock : «pure énergie… pure pensée… ce n’est pas la vie telle que nous la connaissons »

Kirk : « alors pourquoi cette planète ? (…)»

Spock : « conventionalisation à notre usage.  Inutile pour les organiens. Créés afin que les visiteurs comme nous se repèrent grâce à des points conventionnels de références (…) je peux dire que les organiens sont aussi loin de nous dans l’évolution universelle… que nous sommes au dessus des amibes »

 

Kirk : « je suis embarrassé… j’étais furieux contre les organiens d’arrêter une guerre dont je ne voulais pas… nous croyons que nous sommes le meilleur peuple de l’univers il est très troublant de découvrir que c’est faux »

Par Lael - Publié dans : star trek - Communauté : Serie TV Alliance
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