Nano épisode 4, le bilan

Publié le par Lael

Ce mois-ci m'a plus fait réfléchir à mon rapport à l'écriture, qu'écrire réellement lol. Bon, je comptabilise un total de 14 550 mots, soit 87 703 signes pour 35 pages (histoire de rigoler, c'est pas beaucoup moins que ce que j'avais déjà écrit depuis le début de mon projet... en mars lol Au final mon bébé pèse actuellement presque 200 000 signes, et j'en suis à peu près à la moitié). Là je ne parles que de mon roman (si je compte aussi mes articles de blog écrit à la même périodes, ça fait +3 052 mots pour les compte rendus du nano et +2 298 pour le reste, mais je ne les ai pas compté, j'suis trop honnête lol). Et ça ne rend pas compte des prises de notes, des heures de recherches...

C'est quand même un très bon score (mais what en un mois j'ai fait presque qu'autant qu'en neuf, on sent la procrastination et toutes les recherches mdr), bien que je n'ai même pas atteint la moitié des mots escomptés pour le Nano, ce qui était mon objectif personnel. Ce fut un mois très enrichissant que je ne regrette aucunement, ça m'a permis de me remettre à mon roman alors que je procrastinais par peurs, permis de comprendre que cette idéal de finir mon roman en un mois n'était valable ni pour moi, ni pour ce roman. Cela m'a fait me prendre un gros blocage dans la tronche, et apprendre comment y réagir. Bref cela m'a aidé dans ma compréhension de mon rapport à l'écriture et ça, ça n'a pas de prix.

Je vous laisse re-suivre mon aventure et mes réflexions sur les différents points que j'ai fait au fur et à mesure :

Point 1 : joies et peines de l'écriture Un début fulgurant malgré les peurs combattues, l'espoir de relever le défi, puis la déception et le gros blocage, et la "lettre d'intention" pour chercher des solutions.

Point 2 : dépasser son blocage, suivre son instinct. Mais qu'est ce qui m'a aidé à débloquer, hein ? Laissez mûrir, me redonner l'envie avec de la documentation, lâcher prise... chacun sa solution, se furent les miennes !

Point 3 : trouver son rythme et accepter les aléas du quotidiens. C'est à chacun de trouver son rythme, en fonction de sa personnalité, de son état du moment, et de son projet en cours (certains projets peuvent demander beaucoup plus de réflexions que d'autres, ou nous impliquer différemment). On est un être humain, et non une machine capable de pondre indéfiniment 20 mots à la seconde (bon certains écrivains y arrivent, mais ils doivent quand même manger et dormir !) C'est une force, même si cela demande de prendre son temps pour mûrir son écriture !

***

Je ne dis pas que je ne suis pas un peu frustrée de réaliser qu'en ce moment je ne peut pas écrire à un rythme de ouf, et que ce roman a besoin de temps. Mais je ne peux qu'accepter, et saisir le fruit une fois mûr (actuellement 1 à 2 séances d'écriture par semaine). Après il s'agit de ma façon de faire, et dans ce moment là de ma vie ; je sais bien par exemple que certains auteurs préfèrent écrire en quantité alors, si je puis dire, que le fruit n'est pas entièrement mûr, puis retravailler encore et encore ; dans mon cas, mon premier jet est déjà assez travaillé, murît à l'intérieur avant d'être sur papier, et je relis et corrige la scène (voire les scènes) dernièrement écrite(s) avant de continuer. J'ai pu voir aussi, étant donné que j'ai effectué la correction de ma nouvelle qui va paraître chez Rivière Blanche (ouiiii) la semaine dernière, qu'il ne m'a pas été facile de me plonger dans une autre histoire et que suivre deux projets en parallèles n'est peut être pas possible/le mieux pour moi en ce moment.

Bref, j'espère que vous avez passé un bon Nanowrimo, et peux être que le partage de mon expérience pourra être utile à d'autres (elle l'a au moins été pour moi !). Ce qui est sûr, c'est que si vous avez envie d'écrire allez-y ! C'est peut être difficile parfois, mais c'est aussi tellement merveilleux !

Publié dans ecriture

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