[livres SFFF] le printemps de l'imaginaire francophone : Cette crédille qui nous ronge de Roland C Wagner et Le miroir aux éperluettes de Sylvie Lainé

Publié le par Lael Marguerite

[livres SFFF] le printemps de l'imaginaire francophone : Cette crédille qui nous ronge de Roland C Wagner et Le miroir aux éperluettes de Sylvie Lainé

Il s'agit d'un défi organisé par le blog monde-fantasy afin de promouvoir la SFFF francophone, qui se déroule du 1er mars au 1er juin. Oui mdr, j'ai procrastiné et voilà que je fais un petit article sur le gong ! Ce défi a été l'occasion pour moi de sortir deux petits livres bien sympathiques de ma PAL et on va commencer avec :

[livres SFFF] le printemps de l'imaginaire francophone : Cette crédille qui nous ronge de Roland C Wagner et Le miroir aux éperluettes de Sylvie Lainé

Résumé éditeur :

Une planète : Océan.
Un conflit : Celui qui oppose les colons végétariens aux colons carnivores.
Un homme : Quartz B, garde du corps qui a perdu son client, l’ambassadeur de la Terre, et qui va devoir reprendre le flambeau d’une délicate mission.
Le problème : Non conformiste, aussi diplomate qu’un catcheur mexicain, Quartz B. saura-t-il apaiser les tensions afin d’éviter que ne dégénère le conflit entre les amateurs de vraieviande et les végétares ?

« J’espère que vus saurez nous délivrer de cette crédille qui nous ronge ! Vus n’en avez pas parlé, tcas. Nageriez-vus tujûrs en aveugle ? »

Il s'agit d'une novella (roman court) que l'on peut trouver chez Actu SF : une année j'avais fait une razzia de leurs petits livres, et je suis très fan de leur collection dont les deux livres que je vous présente aujourd'hui sont issus. J'ai d'abord essayer de découvrir l'écriture de Roland C Wagner par "Celui qui bave et qui glougloute", mais j'ai moyennement aimé sa loufoquerie. Aujourd'hui je rempile avec "Cette crédille...", et cette fois j'ai vraiment aimé.

L'écriture est pleine de drôlerie et de finesse, c'est un livre qui apporte le sourire, la fraicheur, mais aussi un fond de réflexion. Si je n'adhère pas pleinement à la conclusion du bouquin faisant une distinction sous-entendue entre végétaux et animaux, les premiers n'entrant pas dans la case "vivants" (!), je trouve très chouette la façon dont l'auteur parle de notre façon de nous nourrir sans jamais être moralisateur.

Et puis Wagner a fait un travail très sympathique avec la langue, on comprend assez bien ce que les personnages disent et cela donne du ton, de la gouaille au récit. J'en aurais bien pris une louche de plus mais bon, je suis gourmande ^^ Le récit est rapide mais pas tant que ça, certes il y aurait pu avoir plus de péripéties, et l'ensemble est assez convenu, mais c'est une novella efficace et je n'ai pas trouvé cela trop court. Dommage cependant que le personnage principal soit aussi peu caractérisé, on ne sait rien de son passé ; sans doute pour aider à l'identification du lecteur, mais perso ça me sort plutôt du récit que ça ne m'aide à y rentrer.

Pour finir je reste assez interrogative sur l'écosystème d'Océan sans prédateur, et sur celui d'une Terre future sans animaux (comment un écosystème peut être viable ainsi ??). J'aurais aimé que le roman approfondisse le sujet - et que cela soit plus clair pour Océan parce que le thème est central à l'intrigue.

Et j'oubliais de dire que la faune bizarre d'Océan se trouve au fil des pages avec des illustrations de Caza (y compris la couverture montrant un Ptilapin dans une assiette).

En conclusion, "cette crédille qui nous ronge" est un roman court vraiment sympathique que je conseille vivement. C'est une lecture détente, qui apporte le sourire, et qui fait réfléchir  sur notre rapport à la nature. tvois ?

4/5

[livres SFFF] le printemps de l'imaginaire francophone : Cette crédille qui nous ronge de Roland C Wagner et Le miroir aux éperluettes de Sylvie Lainé

Toujours dans la même collection chez ActuSF, "le miroir aux éperluettes" est un recueil de nouvelles assez courtes. Dans une SF très légère (c'est à peine si 'l'explication' technologique de la plupart des nouvelles tiens en une ligne), Sylvie Lainé nous convie à la rencontre et à savourer de petits instants de vies. Points de grandes histoires, juste des instants de petits gens, l'ambiance est poétique, dans l’émerveillement, voire le fantastique (l'une des nouvelles bascule d'ailleurs dans ce genre). J'ai presque eut la sensation que chaque nouvelle était un rêve que l'on raconte le lendemain. Alors comme tout recueil, je suis un peu passé à coté de certains textes ("therapie douce"), et le déroulement des évènements racontés est assez convenu je trouve.

Au final je ne retiens pas de ce recueil les histoires, mais la façon de l'autrice de sublimer un instant (au point que j'aurais aimé dans le premier texte, "la Bulle d'Euze", qu'elle en reste là sans développer le contexte pseudo SF). Belle leçon d'écriture !

3,5/5

Autre critique chez Vert

Ce mini article compte aussi pour le defi FB Autrice de SFFF (qui lui dure toute l'année^^).

*Voilà donc ma participation au challenge du Printemps de l'imaginaire francophone pour cette année, huit minutes avant la fin du delai imparti mdr*

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article