Point otaku mars : un piano dans la forêt, deux films d'animation et 3 animes SF

Publié le par Lael Marguerite

Des déceptions, des découvertes. Suivez le guide !

Le piano dans la foret

autre titre : piano forest / piano no mori

Point otaku mars : un piano dans la forêt, deux films d'animation et 3 animes SFPoint otaku mars : un piano dans la forêt, deux films d'animation et 3 animes SF

Genre : Tranche de vie

Kai est un enfant de prostitué, ce qui ne lui facilite pas la vie. Mais lorsqu'il découvre un piano abandonné dans la forêt à côté de laquelle il vit, c'est le coup de foudre. Avec l'ami qu'il se fait alors, Amamiya, fils de pianiste, s'engage la compétition.

note : Le manga a d'abord été adapté en film, sorti en 2007. Je critique ici la deuxième adaptation, un animé sortir entre 2018 en 24 épisodes.

Cet histoire commence un peu comme un conte de fée, avec le piano comme élément surnaturel car il ne sonne qu'avec Kai. Au début j'ai été saisie par l'ambiance de la forêt et la douceur visuelle. J'ai beaucoup aimé aussi le vif caractère rebelle de Kai jeune. L'ennui c'est que l'animation devient très pauvre à partir du moment où l'on suit les concours de pianos : mêmes scènes revue encore et encore, même travail graphique pour faire sentir la musique. Cela gagne aussi le scénario qui devient d'une répétition abrutissante et sans surprise, ah tout est merveilleux et magnifique, bon...

Une belle histoire qui change des shonen classiques, un fleuve tranquille un peu trop tranquille et doux. Malgré la poésie décrite l'animé peine à le faire ressentir à cause d'une pauvresse visuelle (qui n'est certainement pas rattrapé par ces vues en 3D mal intégrées). Il reste la beauté de la musique classique, qui ravira les fans et laissera les autres sur leurs faim. 2,5/5

 

Kenshin le vagabond : requiem pour les ishin shishi

Point otaku mars : un piano dans la forêt, deux films d'animation et 3 animes SF

Genre : historique

Un jour je déterrerais le brouillon que j'avais écris sur toute la saga rurouni kenshin. En attendant je vais vous parler brièvement du film d'animation que je viens de rattraper.

Cette histoire inédite semble se passer après l'arc shishio (mais ça n'a pas de grande incidence). Kenshin rencontre fortuitement Takami Shigure, un ancien samouraï. Il se lie d'amitié car ils ont en commun de se sentir responsable de la terrible lutte à laquelle ils ont participé pendant le bakumatsu des années plus tôt. Maintenant la paix est revenue, mais les souvenirs de leurs anciennes batailles reste encore vive. Lorsque certains samouraïs veulent renverser le nouveau gouvernement, Kenshin se sent obliger d'intervenir. Le sang d'innocents va encore être versé.

Ce film d'animation est un bon complément pour les fans. L'histoire est bien, mettant en valeur les dilemmes moraux de se retrouver à tuer pour un camp sans qu'il y ait de "gentils" et de "méchants". Le contexte aurait pu être un peu plus développé mais ça reste Kenshin quoi (d'ailleurs le titre est loupé, c'est plutôt requiem pour les défenseurs du shogunat. Je crains que ceux qui ne connaissent pas bien la période ne comprennent pas tout d'ailleurs. C'est plutôt bien expliqué, mais la saga n'avait encore jamais parlé d'Aizu je crois.). En gros négatif c'est vraiment très long (la "scène souvenir" fatidique étant carrément répétée plusieurs fois), ça fait 2h. Qu'est ce que c'est mélo, je ne pouvais plus supporter la musique, un tout petit air mélo répété à outrance, ça aurait pu être plus varié. L'animation a aussi pris de l'âge, le film date de 97 déjà.

Un film très long, très mélo, plutôt touchant mais à réserver pour les fans de Kenshin le vagabond et/ou de la période historique. 3/5

Point otaku mars : un piano dans la forêt, deux films d'animation et 3 animes SF

The irregular at magic high school The Movie: The Girl Who Summons the Stars

Genre : fantasy

Sorti en 2018, et disponible sur Wakanim, ce film fait suite à la saison 1 que j'avais vu il y a deux ans. Je me disais que ça serait un plaisir de retrouver cet univers avant la nouvelle saison attendue en 2020.  Mais en fait non ce film est une catastrophe.

La saga elle-même est difficile à suivre cela dit : adapté de lights novels, il y a aussi un manga, une temporalité pas très claire... donc dans le film on voit des flash-back de trucs dont on a aucune connaissance dans l'animé, et même un personnage que nos héros ont déjà rencontrés mais pas nous ! Joyeux bordel, cela dit on s'en fou puisque c'est à peine 5% du film, qui est en fait une histoire indépendante. Je ne vais pas vous donner le pitch parce que le scenario tient sur un papier à cigarette. Comme dans l'animé, le côté overcheaté de leur magie tue tout suspens, mais alors associé à ce scenario tout pourri et ultra cliché... c'est simple, aucun imprévu ! A ce point là c'est vraiment désolant. On s'ennuie du début à la fin. En plus la première heure c'est que du blabla et du fanservice. Le film n'avait vraiment rien à raconter. Le visuel reste lui aussi tout aussi paresseux, même si la 3D continue d'être intégré avec maestria.

Bref j'ai perdu mon temps et je vous invite à passer votre tour. Un film vide, trop mauvais sur trop de points pour qu'il y ait de l'intérêt, sauf si vous êtes un fan hardcore de la saga. 1,5/5

J'ai aussi vu...

 

- Revisions : mecha made in Netflix tout pourri. Le héros a tellement les chevilles que ça en est gonflant (complexe du sauveur puissance mille), ils geignent tout le temps, et en plus on nous inflige une 3D toute naze avec des trucs un peu trash. L'histoire avait peut être un pti chouia de bon, avec l'intrigue du pourquoi les monstres du futur ont transportés Shibuya à leur époque, mais j'ai pas vu les derniers épisodes ça me soûlait. Et puis tellement de clichés, avec les adultes qui ne pensent qu'à sauver leur peau et autres comportements où l'homme est un loup pour l'homme quand il n'a pas la protection rassurante de la société. Ils auraient du réviser leur copie avant de nous faire un truc pareil : 1,5/5

-Guilty Crown : le début ressemble furieusement à code geass et j'avais accroché, c'était dynamique, émotionnel, très beau, avec une musique parfaite. Sauf que le héros de type "faible" a une psychologie particulièrement loupé, notamment à partir de sa "rédemption" illogique. La dynamique s'emballe de manière furieuse après 9 episodes, avec des gros point d'interrogation (possessions chelou, personnages qui réapparaissent ou disparaissent au gré du scénario), des pouvoirs trop cheaté et visiblement sans limite (le héros n'est jamais fatigué). La psychologie des personnages fait la girouette de manière trop exagéré pour être compréhensible, sans parler les trahisons et le manque de compassion général alors qu'ils se disent ami (genre comment ils abandonnent bip comme une merde alors qu'il était à l'agonie, s'il n'avait pas eu inori pour le sauver... ep 17). il y a pleins de personnages j'ai tout simplement pas réussi à les cerner puisque leurs intentions paraissent changer sans arrêt ! à noter aussi que c'est un anime un peu violent, parfois trash. 2/5

- Samourai 7 : étonnant anime que celui-ci. Basé sur le film "les sept samourais" on nous rajoute des samouraïs mécaniques et des méchas sans vraiment d'explication cohérentes. En fait c'est un animé assez barré et expérimental. Par exemple il y a des jolis plans 3D particuliers, sauf que c'était difficile à réaliser alors l'animé s'en débarrasse vite. De même le premier épisode n'a presque pas de parole, dans un style narratif étonnant. Mais la qualité décline vite, l'épisode 7 étant là aussi une expérience - raté : la moitié de l'épisode a été dessiné par une seule personne ce qui traduit un dessin beaucoup plus personnel (auquel je n'ai pas adhéré). Si la première partie de la série suit le film et possède un schéma linéaire (trouver les septs samourai pour protéger le village puis défendre celui-ci), la deuxième partie part en envolée presque lyrique autour des mystères de l'empereur (dictateur moins fou qu'il n'y parait). Il parait que beaucoup n'ont pas aimé cette deuxième partie, moi au contraire je l'ai préféré je crois. Au final c'est un animé bizarre, qui aurait mérité de développer ses originalités (et c'est sans doute un manque de moyens qui l'a empêché). J'ai plutôt apprécié la balade, notamment grâce aux personnages du samourai mécanique rouge qui vient apporter de l'humour et de la bonne humeur, et à l'univers qui nous sort finalement des sentiers battus. J'ai aussi un plutôt bon souvenir d'Ukyo dans la deuxième partie, assez intéressant comme "méchant" même si ses intentions resteront étranges. 3,5/5

Quelques mots enfin sur Samurai gourmet : un tranche de vie où un retraité retrouve le plaisir des choses simples avec le plaisir du palais. Le drama est présent sur Netflix. c'était plaisant mais désespérément vide. ça m'a surtout fait saliver ! J'ai abandonné au bout d'un épisode puisque le schéma est toujours le même (un épisode pour oh qu'il est bon le saké, un épisode oh comme c'est délicieux le porc mariné... si si !).

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